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 PILIER II 

 UNE FRANCE QUI PRODUIT ET PROSPÈRE 

 

Restaurer la puissance économique au service de la souveraineté nationale

Une Nation qui ne produit plus s'expose à dépendre des autres pour son énergie, son alimentation, ses technologies, son industrie et, à terme, pour son destin.

La prospérité n'est pas seulement une question de croissance ou de statistiques.

Elle conditionne notre capacité à financer nos services publics, à protéger notre modèle social, à investir dans notre défense, à préparer l'avenir et à préserver notre indépendance.

 

Comme le rappelait le général de Gaulle :

« Il n'y a de politique qui vaille en dehors des réalités. »

La première réalité d'une Nation est sa capacité à créer de la richesse.

Or, depuis plusieurs décennies, la France connaît un affaiblissement progressif de sa base productive. Des usines ferment, des savoir-faire disparaissent, des territoires se désertifient et notre dépendance à l'égard de productions étrangères s'accroît dans des secteurs pourtant stratégiques.

Dans le même temps, de nombreux Français ont le sentiment que leur travail est moins reconnu, que leur pouvoir d'achat progresse trop lentement et que l'effort n'est plus suffisamment récompensé.

Cette situation n'est pas une fatalité.

La France demeure l'une des premières puissances économiques mondiales. Elle dispose d'entrepreneurs talentueux, d'une agriculture parmi les plus performantes d'Europe, d'infrastructures de qualité, d'universités reconnues et d'une capacité d'innovation exceptionnelle.

Encore faut-il donner un cap.

La France Demain défend une économie de production, de responsabilité et d'innovation.

Nous croyons à l'entreprise, au travail, à l'investissement et au mérite.

Nous refusons tout autant le laisser-faire qui abandonne nos intérêts stratégiques que l'étatisme qui étouffe l'initiative.

L'économie doit être mise au service de la Nation, de sa souveraineté et de la prospérité des Français.

 

Comme l'écrivait Jean Monnet :

« Les hommes n'acceptent le changement que dans la nécessité et ils ne voient la nécessité que dans la crise. »

Nous refusons d'attendre la prochaine crise pour agir.

Notre ambition est de faire de la France l'une des économies les plus innovantes, productives et souveraines d'Europe.

 Nos cinq engagements 

 

I. Réindustrialiser la France et reconquérir notre souveraineté économique

La désindustrialisation n'est pas une fatalité.

Nous engagerons une stratégie nationale de réindustrialisation afin de favoriser la relocalisation des activités stratégiques, soutenir les investissements productifs et renforcer notre indépendance dans les secteurs essentiels.

L'énergie, la santé, le numérique, les transports, l'agriculture, la défense et les technologies d'avenir devront faire l'objet d'une vision de long terme.

Nous simplifierons les procédures d'implantation industrielle, réduirons les délais administratifs et encouragerons l'investissement sur le territoire national.

Produire en France doit redevenir un avantage.

Parce qu'une Nation qui ne produit plus finit toujours par dépendre de celles qui produisent à sa place.

 

II. Faire du travail et du mérite les moteurs de l'émancipation

Le travail ne doit pas seulement permettre de vivre.

Il doit permettre de progresser, de construire un projet de vie et de transmettre à ses enfants de meilleures perspectives.

Nous mènerons une politique visant à mieux récompenser le travail, favoriser l'évolution professionnelle, renforcer l'apprentissage et valoriser les filières techniques, artisanales et industrielles.

Nous défendrons une société où l'effort, la compétence et la responsabilité sont davantage reconnus.

Comme le rappelait Simone Veil :

« Le progrès n'a de sens que s'il est partagé par tous. »

Une société juste est une société qui protège les plus fragiles tout en valorisant ceux qui créent, entreprennent et travaillent.

 

III. Libérer les forces productives françaises

La France souffre moins d'un manque de talents que d'un excès de complexité.

Entrepreneurs, artisans, commerçants, agriculteurs, professions libérales et indépendants sont confrontés à une accumulation de normes, de procédures et de contraintes qui freinent leur développement.

Nous engagerons une vaste politique de simplification administrative afin de permettre à ceux qui produisent de consacrer davantage de temps à leur activité et moins à la bureaucratie.

L'État doit redevenir un partenaire et non un obstacle.

Créer une entreprise, investir, recruter ou transmettre son activité ne devrait jamais relever du parcours du combattant.

 

IV. Garantir notre souveraineté énergétique, scientifique et technologique

Le XXIe siècle sera celui des grandes dépendances stratégiques.

Les Nations qui maîtriseront leur énergie, leurs technologies et leur recherche maîtriseront également leur avenir.

Nous poursuivrons les investissements dans le nucléaire, les infrastructures énergétiques, l'intelligence artificielle, la cybersécurité, la recherche fondamentale et les technologies stratégiques.

Nous renforcerons les liens entre les universités, les centres de recherche et les entreprises afin d'accélérer la transformation de l'innovation en croissance et en emplois.

Comme l'affirmait Louis Pasteur :

« La science n'a pas de patrie, parce que le savoir est le patrimoine de l'humanité ; mais les savants ont une patrie. »

La recherche française doit redevenir l'un des moteurs de notre puissance.

V. Restaurer la responsabilité budgétaire et préparer l'avenir

Une Nation souveraine doit maîtriser ses finances.

La dette publique ne constitue pas seulement un enjeu comptable. Elle engage la liberté d'action des générations futures.

Nous engagerons une trajectoire crédible de redressement des finances publiques fondée sur l'évaluation systématique des politiques publiques, la lutte contre les gaspillages administratifs et la recherche permanente de l'efficacité de la dépense.

Chaque euro prélevé aux Français devra être justifié par son utilité réelle.

Comme le rappelait Raymond Poincaré :

« Les finances sont la condition même de la puissance de l'État. »

La bonne gestion des finances publiques n'est pas une obsession technocratique.

Elle est une exigence de responsabilité envers les générations futures.

 

Notre ambition

Nous voulons une France qui produit davantage qu'elle n'importe.

Une France qui récompense le travail.

Une France qui innove davantage qu'elle n'imite.

Une France qui investit au lieu de subir.

Une France qui prépare l'avenir au lieu de gérer le déclin.

Parce que la prospérité n'est pas une fin en soi.

Elle est la condition de notre indépendance, de notre cohésion nationale et de notre liberté collective.

« Une Nation libre est d'abord une Nation capable de produire, d'innover et de décider par elle-même. »

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